Cinq enseignants-chercheurs de Lyon 1 Université nommés membres de l’IUF

IUF

Par arrêté du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace en date du 23 avril 2026, trois enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs de Lyon 1 Université Claude Bernard ont été nommés membres Seniors de l’Institut Universitaire de France (IUF), et deux autres ont été nommés membres Juniors, à compter du 1er octobre 2026 pour une durée de cinq ans. Cette promotion exceptionnelle souligne l’excellence de la recherche menée à Lyon 1 Université Claude Bernard.

Philippe Chevalier, lauréat Senior au titre de la chaire fondamentale

Professeur à Lyon 1 Université
Membre de l’Institut NeuroMyogène (INMG-PGNM –CNRS / INSERM / Lyon 1 Université)

IUF

? Studio Chaillou

Le socle de l’engagement de Philippe Chevalier dans la recherche en cardiologie repose sur la coordination d’une équipe de recherche et d’une équipe clinique travaillant sur les arythmies cardiaques. Ses travaux ont trait à la compréhension des mécanismes anormaux conduisant aux arythmies, notamment à la mort subite cardiaque et à l’identification de nouvelles cibles médicamenteuses. Son objectif est de développer une cardiologie personnalisée à l’aide d’outils sophistiqués comme l’IRM 4D, le PET-Scan et les analyses omiques. Une approche multidisciplinaire profonde utilisant des techniques pointues est à même d’aider à déchiffrer les causes des maladies électriques cardiaques, d’offrir aux patients un traitement précis, de mieux prédire et prévenir les complications des arythmies (AVC, insuffisance cardiaque) chez un patient donné. Philippe Chevalier participe au décryptage moléculaire d’une des arythmies les plus fréquentes, la fibrillation atriale. Il contribue au développement des modèles expérimentaux d’arythmies (Cellules souches, C. Elegans, Drosophile, Zebrafish). Un travail collaboratif sur la combinaison du séquen?age et du génotypage dans deux bio-banques internationales permet de bénéficier d’une puissance accrue pour détecter et expliquer les associations génotype/phénotype des maladies cardiaques.

Erwin Dehouck, lauréat Junior au titre de la chaire fondamentale

Ma?tre de conférences à Lyon 1 Université
Membre du Laboratoire de Géologie de Lyon – Terre, Planètes, Environnement (LGL-TPE – Lyon 1 Université / CNRS / ENS de Lyon / Université Jean Monnet)

IUF

? Matthieu Volat

Erwin Dehouck étudie les paléoenvironnements et l’habitabilité passée de Mars, à travers les traces géologiques laissées par les interactions entre l’eau liquide et les roches très t?t dans l’histoire de la planète (il y a plus de 3 milliards d’années). Son travail s’appuie principalement sur les données géochimiques et minéralogiques collectées en plusieurs points de la surface martienne par des rovers. Erwin Dehouck est en effet membre de plusieurs équipes instrumentales sur des missions spatiales de la NASA et de l’ESA : ChemCam sur le rover Curiosity (sur Mars depuis 2012) ; SuperCam sur le rover Perseverance (sur Mars depuis 2021) ; MicrOmega et RLS sur ExoMars/Rosalind Franklin (lancement vers Mars prévu en 2028). Son projet IUF s’intéresse à l’évolution de l’habitabilité de Mars au cours du temps. Plus précisément, les objectifs sont de reconstruire l’évolution des paléoenvironnements en étudiant les marqueurs chimiques et minéralogiques de l’altération aqueuse entre des sites d’?ges différents, et de revisiter l’enregistrement global des environnements aqueux de Mars en combinant des mesures orbitales, de rovers et de laboratoire.

Catherine Journet-Gautier, lauréate Senior au titre de la chaire fondamentale

Professeure à Lyon 1 Université
Membre du Laboratoire des Multimatériaux et Interfaces (LMI – Lyon 1 Université / CNRS)

IUF

? Eric Le Roux / Direction de la communication Lyon 1 Université

Les recherches de Catherine Journet-Gautier portent sur les matériaux à basse dimensionnalité, en particulier les matériaux bidimensionnels (2D) à base de bore. Après des travaux pionniers sur les nanotubes de carbone, ses recherches se concentrent aujourd’hui sur le nitrure de bore hexagonal (hBN), un matériau 2D présentant des propriétés électroniques, optiques et thermiques remarquables. Ses travaux visent à développer de nouvelles méthodes de synthèse permettant de contr?ler finement la structure et les propriétés de ces matériaux à l’échelle atomique. Des travaux menés en collaboration ont notamment permis le développement de méthodes de synthèse de cristaux de hBN de grande qualité, utilisés pour la fabrication d’hétérostructures de van der Waals destinées aux technologies électroniques et photoniques émergentes. Elle s’intéresse aujourd’hui plus particulièrement à l’introduction contr?lée de défauts atomiques dans le hBN afin de créer des centres émetteurs quantiques stables et reproductibles. Ces travaux ouvrent des perspectives pour le développement de dispositifs photoniques et quantiques innovants, à l’interface entre science des matériaux, nanosciences et technologies quantiques.

Christophe Lecuyer, lauréat Senior au titre de la chaire fondamentale

Professeur à Lyon 1 Université
Membre du Laboratoire de Géologie de Lyon (LGL-TPE – Lyon 1 Université / CNRS / ENS de Lyon / Université Jean Monnet)

IUF

? Eric Le Roux / Direction de la communication Lyon 1 Université

Les recherches de Christophe Lécuyer portent sur la géochimie des isotopes stables appliquée aux environnements actuels et anciens. Ses travaux utilisent principalement les isotopes de l’hydrogène, du bore, du carbone, de l’azote, de l’oxygène et du soufre afin de reconstituer les variations climatiques, les cycles biogéochimiques et les interactions entre hydrosphère, biosphère et lithosphère. Il développe des approches expérimentales et analytiques fondées sur la spectrométrie de masse pour étudier les mécanismes de fractionnement isotopique dans les carbonates, phosphates, sulfates, eaux naturelles et biomatériaux fossiles ou actuels. Ses recherches concernent notamment la paléoclimatologie, la paléoocéanographie, les cycles de l’eau et du carbone, la diagenèse des bioapatites, ainsi que les reconstructions de températures océaniques et continentales à partir d’archives géologiques et paléontologiques. Il contribue également à l’amélioration des protocoles analytiques, des standards isotopiques internationaux et de la compréhension thermodynamique des échanges isotopiques dans les systèmes naturels. Ses travaux intègrent aussi l’étude des crises environnementales passées, des événements anoxiques océaniques, des gradients thermiques anciens et des interactions entre climat et biodiversité au cours des temps géologiques. Les signatures isotopiques mesurées dans les dents, ossements, coquilles et sédiments sont utilisées comme traceurs des conditions physico-chimiques des paléoenvironnements et des circulations hydrologiques. Il participe également au développement de plateformes analytiques IRMS dédiées aux sciences de la Terre et de l’environnement.

Lucie Merlier, lauréate Junior au titre de la chaire innovation

Maitresse de conférences à Lyon 1 Université
Membre du centre d’énergétique et de thermique de Lyon (CETHIL ? CNRS / INSA Lyon / Lyon 1 Université)

IUF

? Eric Le Roux / Direction de la communication Lyon 1 Université

Après une formation pluridisciplinaire entre génie civil, urbanisme, architecture et sciences humaines et sociales afin de pouvoir appréhender les enjeux du b?timent et de la ville durables dans leur complexité, les recherches de Lucie Merlier portent sur l’adaptation des b?timents, villes et sociétés urbaines face à la surchauffe, dans un contexte de changement global. Pour cela, les travaux se structurent suivant deux axes complémentaires. D’une part, des modèles et simulations numériques issus des sciences de l'ingénieur sont développés à différentes échelles pour mieux comprendre et prédire les interactions multi-échelles et multi-physiques se développant en milieu urbain, et favorisant ou réduisant la surchauffe. D’autre part, des approches interdisciplinaires originales sont mises en place et développées en lien avec les sciences humaines et sociales (anthropologie, sociologie...) et les sciences de la vie (thermo-physiologie, écologie...), mais aussi avec différents acteurs de la fabrique de la ville et la société civile. L’objectif est alors de mieux comprendre et prendre en compte les réactions et rétroactions des personnes, et du vivant plus généralement, face à la chaleur en fonction des contextes, y compris celles qui modifient leurs propres conditions d’exposition. L’objectif final est de croiser échelles, disciplines et savoirs pour contribuer à une conception et une rénovation intégrées de l'urbain, vers des villes vivables, soutenables et désirables.

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